REFONDER L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE : OUI, C’EST URGENT !

samedi 9 novembre 2013
par  Pascal Gascoin
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15 000 de nos élèves sortent chaque année du système éducatif sans qualification, 28% de jeunes réunionnais présentent des difficultés en lecture, le taux d’illettrisme est en augmentation, 60 000 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage. Ces chiffres sont connus, ils sont cruels.

Ils ne doivent pas être banalisés, car ils illustrent tristement une situation qui ne peut plus durer. Il est urgent d’en finir avec un système éducatif qui est pour l’essentiel consacré à la sélection des meilleurs par une compétition cruelle en son sein et dans la société, et concède aux vaincus les miettes d’un soutien inefficace et culpabilisateur. C’est ce qui nourrit les difficultés et l’ennui croissant des élèves, la souffrance de son personnel et l’angoisse des parents.

Au-delà des interrogations légitimes sur une loi forcément imparfaite, nous avons choisi d’aller à l’essentiel, de nous engager de façon critique et lucide, mais résolue, car les citoyens de ce pays ne comprennent pas que l’on s’abrite derrière des réflexes corporatistes et des postures d’opposition systématique, alors que c’est l’avenir de nos jeunes, dans une situation économique catastrophique, qui est en jeu.

Nous accompagnerons avec vigilance et détermination la loi de refondation de l’École parce qu’elle porte une vision politique éducative qui veut faire de la réussite de tous les jeunes la pierre angulaire des missions de l’École et des pratiques pédagogiques le moyen privilégié pour atteindre cette finalité.

Nous soutenons cette loi parce qu’elle affirme la responsabilité partagée de l’ensemble des acteurs éducatifs : les parents d’élèves d’abord, le monde associatif et les mouvements pédagogiques et d’éducation populaires, les organisations syndicales, les collectivités territoriales, elle se donne comme cadre de référence celui des valeurs républicaines : l’enjeu, est aujourd’hui de trouver la bonne formule pour accueillir les différences en les articulant aux règles communément acceptées : respect mutuel, solidarité, entraide, coopération, volonté de dialogue et de compréhension réciproques
Dans le seul intérêt de nos enfants, elle veut mieux respecter leurs rythmes de vie, elle veut pour eux des professionnels formés, elle inscrit comme première priorité l’école primaire, qui est la base de l’édifice.

Depuis des années, la quasi-totalité des associations et des organisations syndicales ont bataillé pour un grand projet national pour l’enfance et la jeunesse pour tendre vers cet objectif commun, dépassant ainsi des intérêts particuliers souvent contradictoires. En octobre 2010, elles ont signé « l’appel de Bobigny » : dont une proposition stipulait :
« Il faut refuser la semaine actuelle de 4 jours… définir un volume annuel d’heures d’enseignement. Ce cadre national doit préconiser l’articulation des temps éducatifs et sociaux, la mise en cohérence et la coopération éducative de tous… » Il convient ensuite « de travailler avec tous les acteurs pour dépasser les conflits d’intérêt et définir les moyens de sa mise en œuvre ». Comment affirmer le contraire le lendemain ?

En revanche, il faut avancer progressivement vers une mise en œuvre plus satisfaisante de la semaine de 4 jours et demi, dans le respect de tous les interlocuteurs. Nous préférons la concertation et le dialogue social pour obtenir des avancées .

Le défi vaut « qu’on s’y colle », c’est en tout cas, sans naïveté mais avec enthousiasme, notre volonté.

Le 9 novembre 2013,

ADPE FCPE – CEMEA Réunion – ICEM 974 – Les Petits Débrouillards
La Ligue de l’Enseignement – OCCE 974 – SGEN-CFDT – UNSA Éducation -


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